On bouge, on mange, patience et soutien: quand tout va bien c’est comme ça qu’on accouche ( SOGC 2016)

Depuis 2012, j’amène mes pénates de doula au creux de plusieurs unités d’obstétrique. Des Laurentides à Valleyfield, j’ai eu l’occasion d’observer les habitudes de pratique de plusieurs équipes hospitalières.

Nous, les doulas, sommes dans une étrange posture; Michel Odent le dit d’ailleurs; une doula doit savoir un peu de beaucoup de choses. Sans poser d’acte clinique ( écoute du cœur fœtal, examen vaginal, etc..), nous devons connaître les limites de la normalité et les moyens de la favoriser. Nous soutenons les parents dans leurs désirs qui ne cadrent pas toujours avec les procédures habituelles. On se retrouve donc, chacune avec notre bagage, à observer ce qui se passe…on est parfois surprises, soulagées, perplexes, choquées ou transportées par ce que l’on voit.

Moi, j’ai besoin de fouiner dans la littérature scientifique pour comprendre où en sont les connaissances sur la naissance. On en sait bien peu, en fait, et c’est fascinant. Je me souviens d’un médecin qui m’avait dit que parfois, il sentait bien fort que la médecine est un art. Et que lui, il aimait se le rappeler. On improvise à l’instinct, on essaie d’éviter le plus de risques possibles, et chacun ( mère, père, équipe hospitalière) a son propre niveau de tolérance aux risques potentiels. J’ajouterais que chacun(e) a aussi un niveau de confiance et de compréhension des besoins des mères différent. Et qu’on ne peut JAMAIS prévoir un accouchement. Parfois cela mène à des accouchements très encadrés, poussés comme si on était à côté d’une bombe à retardement. Même quand tout va bien. D’autres fois, la confiance est grande en cette mère, ce bébé et leur chemin à eux.

Donc, la petite doula elle voit tout ça et se demande : mais ça tient à quoi exactement ?

Il y a quelques jours je suis tombée sur de nouvelles recommandations de la SOGC concernant la prise en charge du travail spontané chez les femmes en santé, à terme. Tiens, tiens, interesting mon cher Watson. La Société des Obstétriciens Gynécologues du Canada ( SOGC) existe depuis 1944 et représente plus de 3 000 médecins omnipraticiens, infirmier(e)s, sages-femmes et obstétriciens/gynécologues. Entre autres fonctions, elle établit des recommandations cliniques basées sur les dernières données probantes. En clair, elle dit : Ok tout le monde, selon ce qu’on en sait, on devrait travailler comme ça.

Je me suis donc amusée à décortiquer un peu cette directive clinique publiée en septembre 2016 qui concerne les ‘bonnes’ pratiques à tenir lorsqu’une femme en santé qui porte un seul bébé se présentant tête première entre spontanément en travail. Ça a piqué ma curiosité car on ne parle pas d’une bombe à retardement, ici.

Je vous ressors quelques points qui peuvent vous paraître surprenants. La directive clinique est bien sûr plus étoffée; la lire serait une bonne idée. Ainsi, vous pourrez dire à votre voisine que non, on ne coupe plus les périnées des femmes pour rien, et pis que oui, on peut boire et manger en travail.


GO !

Recommandation 3. Les femmes devraient être informées des avantages de la position verticale pendant le travail. Par ailleurs, on devrait les encourager à trouver les positions qu’elles pensent être les plus confortables et les aider à les adopter.

  • Oui oui ! Fini la petite madame qui subit ses contractions couchée au lit. On devrait même vous dire que c’est mieux pour vous et votre bébé de suivre vos sensations et vous aider en aménageant le matériel pour vous permettre d’être confo et détendue. On dit même que ça raccourcit le temps de travail, diminue les taux de césarienne et de péridurale, et que ça donne moins de bébés ayant besoin de soins néonataux/intensifs.

 

 

 

Recommandation 4. On devrait laisser aux femmes peu susceptibles d’avoir besoin d’une anesthésie générale le choix de manger ou de boire comme elles le souhaitent ou selon ce que permet la phase de travail.

Merci beaucoup.   »ou selon ce que permet la phase de travail »…. ? Je ne sais pas trop. J’aime à penser qu’on veut dire  »selon ce que ressent la mère » 🙂


 

 

 

Recommandation 5. Le soutien continu pendant le travail est recommandé pour toutes les femmes en phase de travail actif. Toutes les unités d’obstétrique devraient offrir à chaque femme la possibilité de bénéficier d’un soutien continu et individuel pendant le travail.

Bon. Là, juste pour mon gros plaisir, je vous recopie les explications qui suivent cette recommandation : ‘ Le soutien continu pendant le travail (SCT) désigne des soins non médicaux fournis pendant le travail et comprend une présence continue, un soutien affectif, des mesures de confort, la défense des droits, des renseignements et des conseils. Le SCT peut être offert par une personne qualifiée comme une doula, une infirmière ou une sagefemme, ou encore par un ami ou un proche choisi par la femme. Une revue systématique Cochrane de 2013 qui portait sur plus de 15 000 femmes de milieux défavorisés ou de classe moyenne a révélé que le SCT augmente la probabilité d’accouchement vaginal, diminue le risque d’accouchement par césarienne, réduit le recours à l’analgésie péridurale et améliore l’indice d’Apgar et la satisfaction de la mère. Les analyses de sous-groupes ont montré que le SCT est particulièrement efficace lorsque la personne qui l’apporte ne fait pas partie du personnel de l’hôpital ou du réseau social de la femme.’   Mais c’est moi, ça ?!


 

 

Recommandation 8. Lorsque cela est approprié, les prestataires de soins de santé devraient soutenir les femmes dans leur choix concernant les méthodes analgésiques à utiliser pendant le travail, qui pourraient comprendre des mesures pharmacologiques et non-pharmacologiques.

Donc : si vous souhaitez faire un bout de chemin sans épidurale, les personnes présentes devraient vous respecter et vous soutenir en ayant autre chose à vous proposer si l’intensité devient plus difficile à traverser. Ça, ça veut dire des infirmières formées à la physiologie et au soulagement non-pharmacologique.

 


 

Recommandation 12. On devrait encourager les femmes qui reçoivent une péridurale à adopter des positions confortables et à maintenir leur mobilité et leur flexibilité tout au long du travail.

Non, ce n’est pas obligatoire de restée couchée après avoir reçu l’épidurale. On ne peut pas vraiment marcher en général, mais on peut virevolter dans le lit dans tous les sens (avec un tit-peu d’aide 😉 ) . On dit que ça favorise l’accouchement vaginal.


 

 

Recommandation 15. Il vaut mieux retarder la poussée lorsque la femme ne ressent pas le besoin de pousser, en particulier si la présentation est à une hauteur supérieure à +2cm ou n’est pas occipito-pubienne, en supposant que la surveillance du fœtus ne montre rien d’anormal et que l’état de la parturiente est satisfaisant.

-Bon. En clair : Quand la mère et le bébé vont bien, on est mieux d’attendre que la femme sente son réflexe de poussée. Surtout si son bébé est encore haut ou n’a pas encore placé sa tête dans l’axe le plus favorable. Ce n’est pas parce que le col est complètement ouvert que c’est le temps de pousser. On dit qu’on peut laisser bébé descendre par la seule pression des contractions jusqu’à 2 heures après la dilatation complète, avec ou sans épidurale. Je vous fais ça court, mais une autre recommandation établit qu’on devrait aussi laisser la mère pousser selon ce qu’elle ressent, soit spontanément ou en étant dirigée.


 

 

 

Recommandation 18. Il faut éviter le recours systématique à l’épisiotomie lors des accouchements vaginaux spontanés.

  • Merci beaucoup.

 

 

 

Recommandation 19. Il n’est pas recommandé de procéder à un accouchement opératoire moins de 2 heures après le début de la poussée si l’état de la mère et la surveillance fœtale sont normaux.

  • En clair : pas de forceps ou ventouses moins de 2 heures après le début de la poussée quand tout le monde va bien.

 

 

Voilà mes petits moineaux, servez-vous en, c’est pour vous ! Et rappelez-vous: l’accouchement est un acte physiologique normal.

 

Crédit photo www.lalobaphoto.com Merci magnifica !

MAM’ZELLE ET COMPAGNIE: Dans la chaleur d’une maison, au creux des Laurentides, des familles brisent l’isolement, apprennent et se soutiennent

Sous l’impulsion de Vanessa Évangélista (maman de 2 enfants et résidente de St-Sauveur dans les Laurentides) en collaboration avec Amélie Blanchette, (accompagnante à la naissance et aux relevailles, maman de 3 fillettes, éducatrice remplaçante en service de garde et éducatrice périnatale), un nouveau service de rencontres post-natales sera offert dès mai 2016 à St-Sauveur: Mam’zelle et Compagnie !

C’est à la naissance de Noah, son premier bébé, que Vanessa a vécu l’isolement que beaucoup de nouvelles mères expérimentent: nouvellement arrivée dans la région, sa famille étant éloignée et son conjoint retourné au travail, elle a cherché autour d’elle des occasions de se joindre à un cercle de parents pour se créer un réseau. Mais voilà, elle n’en a pas déniché. Après l’arrivée de sa fille Eva, Vanessa s’est retournée vers Amélie, qui avait accompagné la naissance de Eva, pour lui proposer cette belle collaboration et offrir aux nouvelles familles des environs de St-Sauveur une série d’ateliers post-nataux rassembleurs.  Et pour rendre ces ateliers chaleureux, vivants et confortables, Vanessa ouvrira la porte de sa belle maison douillette pour ces événements.


 

Ainsi, les rencontres de Mam’zelle et Compagnie rassembleront des familles laurentiennes à toutes les semaines. En s’inscrivant aux sessions de 6 ateliers, les familles briseront l’isolement souvent vécu par les parents durant les mois qui suivent la naissance de leur bébé, en s’informant et partageant sur des sujets variés touchant au cœur du vécu des nouveaux parents. C’est dans la volonté de valoriser les parents dans leur vécu et leur compétence et de faciliter l’adaptation des nouvelles familles que le programme d’ateliers a été pensé par les 2 collaboratrices. Voici l’offre d’ateliers pour cette première session:

  1. Être amoureux… ET parents ! Les adaptations et chamboulements qui suivent l’arrivée d’un bébé fragilisent parfois le couple; comment garder une bonne communication, exprimer nos besoins, solidifier notre couple et garder l’équilibre ?
  2. Tente Rouge : raconter mon accouchement… déposer mon histoire en toute sécurité: Cercle de partage dans un cadre douillet. Entourées de bienveillance, partagez vos histoires d’accouchement dans l’absence de dialogues.
  3. Prendre soin de son corps après bébé: Les réalités physiques qui suivent l’accouchement demandent du repos, une saine alimentation, et une douce reprise des activités. Astuces et exercices pour retrouver sa vitalité et prendre soin de ses abdominaux et de son périnée.
  4. Le sommeil de bébé : À quoi s’attendre ?  Les premiers mois suivant l’accouchement amènent souvent un déficit de sommeil chez les parents. Comprendre le sommeil, le développement normal et les besoins des bébés amène des attentes réalistes face à son sommeil et favorise le repos, l’harmonie familiale et l’accompagnement à l’endormissement adapté à l’enfant.
  5. Devenir maman : tout un passage !  Chamboulées, heureuses, fatiguées, déstabilisées, fières ou préoccupées, les mères vivent en peu de temps d’énormes changements en devenant maman. Qu’est-ce qui provoque ces adaptations ? Comment les faciliter? Comment cultiver notre confiance et suivre notre instinct ? Atelier incluant une période d’échange.
  6. Party de pommade !  Ensemble, fabriquons un onguent cicatrisant pur et naturel pour les petits bobos de nos tout petits. Chaque participante rapporte un pot d’onguent à la maison. Matériel inclus.

…Plaisir, partage, amitié, découvertes, soutien au rendez-vous…

BIEN ENTENDU, LES ENFANTS SONT LES BIENVENUS!

Date: Chaque mardi du 3 mai au 7 juin 2016.
Durée: De 13hrs à 15hrs
Coût: 140$ par personne ou 230$/couple pour les 6 ateliers, matériels inclus.
Un minimum de 6 personnes sera exigé pour que les ateliers aient lieu.

Pour suivre les activités de Mam’zelle et Compagnie, consulter le calendrier, vous inscrire :

https://www.facebook.com/Mamzelle-et-compagnie-1726137964298259/

 

 

POURQUOI OFFRIR UN SOIN REBOZO À UNE MÈRE ?

 

 

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C’EST UN SOIN RITUEL. DONNÉ PAR 2 FEMMES, À UNE FEMME. UNE FEMME QUI VA, OU QUI S’EST OUVERT À SON BÉBÉ. C’EST UN LONG MOMENT LENT, UNE PAUSE POUR ACTUALISER SON PRÉSENT. FAIRE UN POINT D’ORGUE SUR SON PASSÉ, OUVRIR VERS L’AVENIR. C’EST UN BAUME POUR LE CORPS, LE CORPS, ET L’ÂME.

 

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Ce qui se passe:

  • Sophie et moi, on se rend chez elle.
  • On commence par écouter doucement l’intention de cette femme qui accepte de voir et vivre sa vulnérabilité et sa force. On écoute l’accouchement. Ou les années d’ensuite. Ou la grossesse. Ou le deuil. Ou les défis. On écoute ce qui a besoin d’ouvrir pour pouvoir se refermer.
  • On lui coule un bain fleuri, bien chaud, tout beau, plein de petites flammes. Aux huiles essentielles traditionnelles. Elle s’y réfugie. Elle entre en elle. Juste ça… yclcs-gah 004
  • À son rythme, elle nous rejoint et vient se blottir dans notre cocon chaud de tissu, disposé juste pour elle. On l’attend, une tisane reminéralisante et réchauffante toute prête.
  • On met nos mains, instictivement; une à la tête, l’autre aux pieds. On respire avec elle.
  • On se sert de nos belles écharpes, et on la berce. On l’étire très subtilement. On l’enveloppe. On la serre. À travers nos belles écharpes tissées, on sent des tensions se libérer. On contient. Ça va. Ces souvenirs, ces appréhensions et les émotions qui y sont attachées, elles peuvent sortir. On contient. Jusqu’à ce que ce soit l’apaisement.

imagesCAT2H6G5On commence par la tête, puis on descend… les épaules, le ventre avec son utérus, le bassin, les cuisses, les mollets, les pieds… elle est maintenant dans son cocon. Toute en sécurité. Elle y reste, le temps qu’il faut. Souvent, elle dort. On garde l’espace, on se retire un peu. Comme pendant un accouchement. Et comme pendant un accouchement, elle sortira elle-même, quand elle sera prête, de son cocon.

Au total, cela aura duré 3 heures environ… Et elle sera devenue papillon.

Photo de Amélie Doula.


 

La maternité est un passage intense qui a été traditionnellement accueilli par ce soin parmi les femmes mexicaines. Sophie Bélisle et moi sommes heureuses de l’offrir aux femmes des Laurentides, de Montréal et de sa Rive-Nord.

LE SOIN REBOZO, C’EST BOUCLER LA BOUCLE POUR VIVRE LE PRÉSENT ET ACCUEILLIR LE FUTUR.

MATERNITÉ, CHANGEMENT, DEUIL, ADAPTATION, PASSAGES.

Informations, tarifs

 

 

LE TEMPS DE LA POUSSÉE

klimtÀ quel moment doit-on commencer à pousser notre bébé, quand on accouche? À10cm? Comment « bien » pousser? Et combien de temps ça dure, la poussée? Est-ce qu’on est obligée d’avoir les pieds dans les étriers?

Questions fréquentes lors de rencontres prénatales et ateliers que j’anime. Toute à mon obsession périnatale, j’attire trrrès souvent ce genre de propos dans l’allée de l’épicerie et au pied des toboggans au parc pour enfants, aussi. Mes filles sont habituées 😉 Je me propose donc aujourd’hui de revenir, tranquillement, sur quelques petits détails de la poussée. En connaissant un peu des merveilles du corps de la femme qui accouche, on nourrit notre confiance quand on se prépare à accoucher, on comprend mieux nos expériences…et on peut reconsidérer certaines habitudes. Bien sûr, les propos qui suivent prennent pour fondement un accouchement peu perturbé. Mon intention est de voir un peu comment le corps fonctionne par lui-même.

«  À quel moment doit-on commencer à pousser notre bébé? À 10cm? » La dilatation complète signifie que le col de l’utérus est aussi ouvert que la partie la plus large de la tête du bébé. Accessoirement, on a l’habitude d’entendre 10 cm, mais nous comprenons bien que ce n’est pas une mesure exacte. dilatation col utérin Longtemps, une fois l’exploit accompli ( c’est vrai, que le col s’ouvre autant, c’est fabuleux! ) les équipes hospitalières ont eu l’ habitude d’annoncer que l’on pouvait installer la femme pour pousser; ceci signifiait qu’allongée sur le dos, celle-ci mettait ses pieds ou ses jambes dans des étriers qui surélevaient ses jambes; on pouvait ensuite, lorsque l’ équipe était prête, commencer à lui dicter, avec plus ou moins d’autorité, comment pousser et comment respirer. Je prends soin ici de définir cette procédure à l’imparfait, car heureusement ces habitudes changent tranquillement. Je vois en effet de plus en plus d’équipes qui attendent que la mère ait elle-même envie de pousser et la laisse suivre ses sensations lorsque tout le monde va bien.

C’est lorsque le bébé touche au périnée de sa mère que celle-ci pousse , généralement, spontanément. Mais avant cela, les os du crâne du bébé épousent le bassin de sa mère. Ça, ça prend du temps.

En effet, la dilatation complète ne signifie pas que la poussée débute. Une fois la dilatation complétée, les os du crâne du bébé se mouleront au bassin de sa mère. Ensuite seulement, le bébé pourra descendre dans le bassin jusqu’à appuyer sur le périnée de sa mère. Physiologiquement, la femme sentira alors ( presque toujours) l’envie de pousser son bébé. Une envie irrépressible, généralement. Parfois un peu plus subtile. Cette étape de moulage du crâne du bébé prend parfois 2 minutes, parfois jusqu’à une à deux heures…et même plus. Selon la position du bébé, si ce bébé est l’aîné ou pas ( cette étape est souvent plus longue pour les premiers bébés), et les positions que prendra la mère. Parfois, cette étape se vivra avec des contractions un peu plus espacées que précédemment, donnant droit à un semblant de repos à la mère avant le grand saut.

Il est plus sécuritaire, lorsque le bébé et sa mère vont bien, de ne pas brusquer la poussée. Les équipes qui envisagent cette étape de moulage feront une surveillance appropriée du bébé, encourageront le libre mouvement de la mère et ne seront pas inquiètes. L’accouchement pourra se poursuivre paisiblement. Si, par contre, nous croyons ( par habitude, ou parce que c’est un peu ce qui a été enseigné depuis des décennies) que la mère doit commencer à pousser dès la dilatation complète et que l’accouchement doit avoir un déroulement linéaire ( contractions toujours plus longues, intenses et rapprochées) nous risquons :

  • de perturber dangereusement l’équilibre hormonal de la mère en induisant stress et pression, ce qui peut causer un ralentissement, un arrêt du travail ou la disparition du réflexe de poussée. (Voir ici pour comprendre les effets du stress sur l’accouchement. )
  • de diriger une poussée beaucoup plus longue et épuisante que nécessaire, autant pour la mère que pour son bébé
  • de considérer cet accouchement dystocique ( progression anormale) et, donc,
  • d’envisager l’utilisation d’instruments ( forceps ou ventouses) pour faire naître ce bébé après une durée déterminée.

La Société des Obstétriciens et Gynécologues du Canada (SOGC) a d’ailleurs statué que « la flexibilité dans la prise en charge du deuxième stade du travail (y compris l’adoption d’une position debout (…) et le fait de retarder la poussée lorsque la parturiente n’en ressent pas le besoin) peut également limiter la nécessité d’avoir recours à un accouchement vaginal opératoire. » ( Directive clinique sur l’accouchement vaginal opératoire. http://sogc.org/wp-content/uploads/2013/02/148F-CPG-Aout2004.pdf) Dans sa « Déclaration de principe commune sur l’accouchement normal, SOGC recommande l’élaboration de directives nationales cliniques portant, entre autres, sur « la liberté de mouvement de la mère tout au long du travail » et « les poussées spontanées dans la position privilégiée par la patiente. » (http://sogc.org/wp-content/uploads/2013/02/gui221PS0812f.pdf)

« Chaque sensation expulsive moule la tête du bébé aux contours du bassin de la mère. Cela peut prendre du temps et bien de la patience, spécialement si le bébé est gros. Le moulage de la tête du bébé doit se faire avec la même délicatesse et le même soin que Michel-Ange appliquant du plâtre et moulant une statue. Ce travail de moulage se déroule souvent dans le milieu du bassin et est interprété de façon erronée comme un «manque de progression», «un arrêt» ou un «échec à progresser» par ceux qui n’apprécient pas l’art. Je dis aux mères à cet instant: «il est normal d’avoir la sensation que le bébé est coincé. La tête du bébé s’allonge et se moule un peu plus avec chaque sensation. Il descendra soudainement». » -Gloria Lemay, La poussée pour les mères primipares, Midwifery Today http://www.midwiferytoday.com/articles/pushingfr.asp

Lorsque le bébé atteint le périnée, un enchaînement magnifiquement bien rôdé se passe :

La mère perd ses repères devant ces sensations nouvelles et puissantes; elle a souvent peur; elle sécrète de l’adrénaline. Elle se verticalise souvent, a soif, même faim; elle est active et trouve invariablement l’énergie de pousser son bébé… à sa façon, tout en dormant entre les contractions! Elle prend le temps d’apprivoiser ses sensations, elle apprend.

Le bébé se retrouve très compressé; il sécrète lui aussi une grande dose d’hormones de stress ( noradrénaline). Bien sur, ce doit être intense pour lui aussi; mais voyons-en les effets bénéfiques;

  • il trouve lui aussi l’énergie pour participer activement à sa sortie
  • facilite grandement son adaptation à la vie aérienne en facilitant sa respiration
  • favorise sa circulation sanguine au niveau de son coeur et son cerveau, le protégeant d’un éventuel manque d’oxygène
  • stimule son odorat; celui-ci le guidera vers le sein de sa mère et favorisera sa première tétée
  • favorisera son acuité visuelle à la naissance; la mère et le bébé savoureront ainsi leur rencontre… entre autres merveilles.

« Et pour « bien » pousser? Il faut bloquer notre respiration, c’est ça? Et combien de temps ça dure, la poussée? »

La poussée, ça dure entre 3 minutes et … 3 heures. En obstétrique, au Québec, une phase de poussée active peut durer jusqu’à +- 2 heures et être considérée normale. Gardons toujours en tête par contre que certaines fois, on calcule le début de la phase de poussée à dilatation complète, et non pas lorsque le réflexe de poussée s’installe chez la mère…

L’important ici est de statuer que chaque naissance est unique, chaque bébé avance à son rythme, chaque femme s’ouvre à son rythme. Les enjeux ne sont pas que physiques, d’ailleurs. Une très grande transition, un grand passage se fait juste avant et pendant la poussée, dans la psychée des mères. Je crois qu’il est primordial de considérer les parents et le bébé dans leur intégrité tout au long de l’accouchement et aussi au moment de la poussée. Nous vivons dans un monde qui a beaucoup décrit, mesuré, craint, surveillé, standardisé l’accouchement. Mais il y a des choses qui s’y vivent secrètement; entre la mère et son bébé, entre la mère et la petite fille qu’elle est, entre elle et ses parents. Beaucoup de tout ça se vit autour de la poussée, à mon avis. Laisser ce dialogue se faire, c’est à mon sens permettre à cette femme de se rencontrer comme mère.

Concernant le comment, le combien, le pourquoi, les étriers… vous l’aurez probablement deviné; je ne crois pas qu’il soit nécessaire ni bénéfique d’enseigner quelque méthode de poussée que ce soit…

Il y a quelques décennies, vos parents ont probablement appris pendant leur préparation prénatale à haleter, retenir, bloquer la respiration… ces conseils ne sont plus donnés aujourd’hui mais ont laissé leurs traces dans l’imaginaire. Certaines équipes travaillent encore en enseignant le «  inspirez, bloquez, poussez…encore! ». J’ai par contre été témoin de plusieurs naissances au cour desquelles la mère a respiré comme elle l’entendait, entourée de médecins, d’infirmières ou de sages-femmes confiant(e)s qui savaient que ces bébés naîtraient même sans instructions, même sans efforts de poussée apparents. Dans toutes les positions du monde, de celles qui ouvrent vraiment le bassin et maximisent les efforts de la mère de par leur verticalité. Je les remercie d’ailleurs, ils(elles) sauront se reconnaître 🙂

Je suis convaincue que pendant un accouchement respecté, durant lequel la mère a appris à flirté avec les incertitudes du début du travail, la régularité ( ou non) de ses contractions, l’abandon à ses besoins et à ses mouvements instinctifs, la liberté de raconter, en grognant, en chantant, en soufflant comme elle l’a bien voulu… et bien je suis convaincue que pour peu qu’on lui en laisse la chance ( et le temps), elle trouvera aussi « comment » pousser son bébé. Elle expirera doucement, retiendra parfois, fournira un effort très soutenu d’autres fois. Elle aura peut-être besoin d’un peu de temps. Elle aura peut-être ponctuellement besoin d’être validée. Encouragée un peu à se laisser ouvrir, parfois. Doucement. Elle aura besoin d’être soutenue. Mais elle l’aura appris elle-même, toute seule. Elle en sortira grandie, tout comme son couple en sortira nourri.

Au fait, non. Pas toute seule. Il y a un petit passager aussi qui l’aura guidé. Et ensemble, ils écriront leur propre histoire.


En attendant un futur billet sur les positions de poussée, je vous suggère deux vidéos d’accouchements différents de ceux qui nous sont majoritairement présentés; deux naissances autonomes, dans des positions instinctives; le premier montre une naissance à domicile debout; le second, une naissance en milieu hospitalier durant laquelle la mère est accroupie:)

Bibliographie: I. Brabant, Une naissance heureuse M. Trélaun, J’accouche bientôt, Que faire de la douleur I.M. Gaskin Le Guide de la naissance naturelle M.Odent L’amour scientifié

PÈRE NOEL, PÈRE NOEL, APPORTE-NOUS MOINS DE BÉBELLES…

tirée de veux-turire.com

tirée de veux-turire.com

Je ne crois pas être la seule; vivre dans une maison remplie de piles, de jouets de plastique aux couleurs criardes et aux sons non-moins criards, je ne peux plus. Depuis quelques années, en fait. Depuis que j’ai des enfants, je dirais. Parce que mes enfants, si je mets à leur disposition 3 bouts de bois, ils arrivent à faire autant de sons qu’une (trop mignone) ménagerie affamée… aussi bien ne pas rajouter de sirènes de pompiers…  Et puis, on l’a assez vu, il est bénéfique pour eux aussi d’avoir à se créer eux-mêmes leurs jeux et d’évoluer dans une ambiance joyeuse, stimulante, mais qui permet aussi les moments de détente et qui favorise leur créativité.

C’est maintenant le temps de faire face à la musique; les réjouissances s’en viennent; les fêtes, les retrouvailles, les nuits plutôt blanches ( surtout pour les parents de tout-petits), les soupers bien riches, les chalets loués entre cousins… et l’avalanche de parents-marraines-grands-parents-oncles qui, le coeur tout gonflé, voudront offrir du bonheur aux parents et aux tout-petits qui les entourent. Et ceux qui sont comme moi amateurs de blanc, de bois et de matins paisibles devront brandir le plus doucement du monde leur banderoles de casse-pieds titrées:

Chère famille Cher Père Noel comme cadeau cette année, je vous demande de la présence, du soutien, de la créativité,  du bichonnage. Pour mes enfants aussi.

Alors, futurs et nouveaux parents choyés:

  • qui arrivez à dénicher presque tout ce qu’il vous faut usagé
  • qui êtes si bien entourés que vos proches vous refilent leurs essentiels-bébé
  • qui tenez à ne pas appuyer un mode de production ne prône pas exactement le respect des individus ni de l’environnement
  • qui croyez qu’un bébé naissant ça ne devrait pas coûter des milliers de dollars ( et causer de par le fait même un stress financier dans une période de la vie durant laquelle, souvent, on est à se positionner professionnellement, on agrandit notre nid, on le rénove, on fait de meilleurs choix alimentaires pour le bien de tout le monde, on se dit qu’il faudra peut-être avoir une voiture…)
  • qui tenez à prendre soin de vous, même ( et surtout ?) pendant cette période de grosse adaptation, de vulnérabilité, d’apprentissages frénétiques, de sollicitations, de transition, de découvertes et d’émerveillement ( !)

Cette année, suggérez à ceux qui vous aiment de vous offrir du SOUTIEN, des OUTILS DE PARENTS, un TEMPS pour vous. Ça se prend bien ! (Vous m’entendez galoper avec mes gros sabots ? )

Photo 002La doula a plein d’amour pour les parents dans son sac; et cet amour est en promotion pour la périodes des Fêtes ( jusqu’au 31 décembre 2014). Vos proches peuvent vous offrir un tout jooli chèque-cadeau pour :

 

DE TOUT POUR SOUTENIR ET FACILITER L’ARRIVÉE D’UN NOUVEAU BÉBÉ !

PARTAGEZ ET DEMANDEZ !!


 

 

 

Et puis, d’autres idées hors-bébelles pour les cocos, tous âges confondus ( j’enlève mes gros sabots !) ?

Un spectacle pour touts-petits, un cour de bébé nageur, des blocs de bois de construction coupés/sablés par Mononcle Patenteux, un cache-cou funky tricoté par Matante Gertrude, une journée-privilège avec grand-maman, du temps de gardiennage, une session de yoga pré ou post-natal,  un atelier culinaire grands-parents-enfants, une activité trop cool, un bain Thalasso pour nouveau-né, des séances de traitement en ostéo ( bonne idée pour maman aussi), un livre chouette fait au Québec pour préparer l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur, une séance de peinture de céramique, un souper au resto avec marraine, un album photos de coco avec sa famille élargie,  une séance d’initiation à l’équitation de spectacle ,  …

Ce ne sont pas les idées qui manquent ! Cherchez un peu près de chez vous; les ressources sont là !

LES CHÈQUES-CADEAUX SONT ARRIVÉS !

Photo 002 JUSQU’AU 31 DÉCEMBRE, PROFITEZ DE TARIFS SPÉCIAUX À L’ACHAT D’UN CHÈQUE-CADEAU ( La faute à la magie de Noel ) ! Offrez de l’amour, du soutien et du respect aux familles qui vous sont chères.


Chèques-cadeaux* disponibles pour:

* Un supplément pour frais de déplacement sera exigible pour les services rendus au nord de Tremblant et au Sud de St-Jérôme. CONTACTEZ AMÉLIE POUR TOUTE INFORMATION.

LENDEMAIN DE VEILLE DE DOULA

image tirée de  littlesunshine.blogourt.fr

image tirée de littlesunshine.blogourt.fr

Vous avez déjà bu une tasse d’oxytocine, d’endorphines et d’adrénaline ? Au lendemain d’une naissance, au retour à la maison, c’est une drôle de bulle qui entoure la doula.

Après avoir ouvert mes antennes à EXTRA-WIDE pour soutenir une mère qui vit un passage des plus importants, après avoir veillé au bon vécu du père, après avoir, je l’avoue, souvent frôlé mes propres peurs et mes limites de fatigue, me voilà qui rentre au nid familial. Le coeur tout gonflé de plein de choses; de l’admiration ( plein, toujours), de l’amour ( toujours), parfois aussi de moins douces choses. Les parents m’invitent dans leur bateau, j’embarque. Alors parfois je reviens à la maison comme une petite barque de bois vieilli rentre d’une traversée de l’océan. Je l’avoue candidement, et je sais que je ne suis pas seule ainsi, n’est-ce pas, amis accompagnantes à la naissance, sage-femmes, infirmières et médecins ? Travailler proche d’une naissance nous amène à farfouiller dans toutes les émotions du monde.

Nous, les doulas, travaillons dans une zone innomée. C’est ce qui fait la beauté de notre métier; nous enveloppons les parents de toute notre tendresse mais ne faisons pas partie de la famille… nous sommes au fait de la physiologie d’un accouchement, des utilités et incidences des interventions médicales et surtout de l’environnement propice au bon déroulement de la naissance; en contexte hospitalier, nous travaillons fort  à préserver ces conditions, mais nous ne sommes pas membre de l’équipe hospitalière. Nous sommes en grande majorité travailleuses autonomes et donnons donc chacune une couleur personnelle à nos accompagnements, nos clients deviennent parfois des amis ( en tout cas on les aime tous !! ), nous savons décoder le langage médical de l’obstétrique, nous apprenons à tenir l’espace autour de la femme qui accouche en nous reliant à plein de choses étranges comme notre intuition, notre présence à nous-mêmes… nous passons des heures à comptabiliser nos factures et nous avons parfois besoin de week end de ressourcement personnel pour pouvoir continuer ! Drôles de bibittes…

Au retour d’une naissance, avant de sombrer dans un sommeil proche de l’état végétatif, j’ai souvent besoin de mettre sur papier mon vécu de l’arrivée de ces bébés. Question de m’assurer une vraie profondeur de sommeil et non une compétition de hamsters qui tournent sans cesse la roue de cet accouchement tout frais. Car nous, les accompagnantes à la naissance, ne faisons pas de  » debriefing » d’équipe après une naissance. Nous sommes seules avec nos  » et si… »,  » ah, c’était donc ça.. » et nos  » j’aurais peut-être pu…  ». La charge émotive d’un accouchement est toujours belle et grande, vous vous imaginez bien. La coucher sur papier pour pouvoir me reposer et me recharger me libère beaucoup. D’autres la dessineront, la peindront, la marathonneront, la raconteront ( euh, oui, moi aussi je monopolise parfois mes proches et mes collègues pendant de grandes minutes * merci mon amoureux, Isabelle et ma maman !! * Ne vous en faites pas pour la confidentialité; je parle de décharge émotive ici, et pour ce faire nul besoin de nommer de noms 🙂  )  Ensuite, je sombre pour le plus d’heures possible dans ma doudou.


J’ai donc envie, aujourd’hui, de vous partager un simple et court récit, écrit tout d’un jet quelques heures après une des magnifiques naissances que j’ai eu la chance d’accompagner. Elles le sont toutes, magnifiques. Ce que je trouve le plus magnifique, moi, c’est de voir le courage, le courage, et le courage de toutes les femmes au moment de rencontrer leur bébé. Tous les déroulements me touchent aussi profondément, je tiens à le mentionner.

Voici donc un simple petit texte de doula en lendemain de veille, la tasse d’oxytocine, d’endorphines et d’adrénaline encore à la main.

 » Dans le secret de la nuit, parfois de gros bébés font leur chemin en glissant comme des petits poissons. De gros bébés qui ont permis à leurs parents d’apprendre la patience au long des jours qui se sont ajoutés à la date ‘prévue’ de leur naissance, la confiance en la perfection du processus. Parfois, dans le silence d’un étage hospitalier quasi-désert, une magnifique femme se laisse traverser par une force, un ouragan qu’elle croit bien plus fort qu’elle. Elle touche ses peurs, sa puissance, sa vulnérabilité, son courage..comme toutes les mères au moment de la naissance de leur bébé, elle apprivoise sa tornade. Un homme reste tout près, avec du calme dans les mains et l’étincelle au fond des yeux. Puis arrive doucement la maman de la maman. Quelle tendresse. Ce qui passe entre les mains de la mère(grand) et les joues de la mère… Parfois de gros bébés viennent en glissant goûter un peu à ce monde rempli d’air, puis découvrent goulûment le bonheur d’être au sein de celle qu’ils connaissent déjà si bien. Parfois c’est aussi simple que ça. Toujours intense, toujours magnifique, toujours plus grand que ce qu’on en sait. Et parfois, la doula privilégiée est lovée au creux de la nuit… »

POURQUOI OFFRIR UN ATELIER SUR LA NAISSANCE AUX ENFANTS; EST-CE PERTINENT ?

photo ConstancePOURQUOI OFFRIR UN ATELIER ÉDUCATIF SUR LA NAISSANCE S’ADRESSANT AUX JEUNES D’ÂGE PRÉSCOLAIRE ET SCOLAIRE ; EST-CE PERTINENT ?

 » NAÎTRE, TOUTE UNE AVENTURE ! »

www.ateliernaissance.com

J’ai le bonheur de proposer, avec ma collègue Laurie Vallée-Dallaire dès cette rentrée, une série d’ateliers sur la naissance destinés aux enfants d’âge scolaire et préscolaire. Vous pouvez trouvez toutes les informations sur ce programme d’ateliers au www.ateliernaissance.com .Je vous partage ici ma réflexion sur la pertinence d’offrir ces ateliers.

En tant qu’accompagnantes à la naissance, femmes, mère, étudiante en psychologie pré et périnatale, aide-natale, éducatrices en périnatalité et remplaçante en services de garde, nous avons maintes occasions de lier le vécu que nous observons dans l’accompagnement des nouveaux parents aux questionnements posés par les enfants et les adultes qu’ils deviennent. Il est désormais entendu que la peur, l’appréhension et le stress sont des ennemis de l’accouchement satisfaisant et sans complications. Il est aussi facile d’admettre que beaucoup de ces peurs s’impriment très tôt dans l’inconscient suite aux histoires entendues et aux images visionnées. Il est de plus largement reçu qu’une naissance en santé, tant physique qu’émotive doit être favorisée pour le bien-être des parents et de leurs bébés.


COMMENT DIMINUER LA PEUR DE L’ACCOUCHEMENT DANS NOTRE SOCIÉTÉ ? COMMENT FAVORISER DES NAISSANCES PLUS SIMPLES ?

Il nous apparaît évident que par le biais d’une série d’ateliers proposés dans divers milieux ( services de garde, écoles, Centre de Ressources en Périnatalité, Maisons de la Famille, Regroupements de parents, Maisons de Naissance etc), la possibilité nous est offerte de contribuer à déconstruire certaines peurs et susciter l’émerveillement face à la naissance. Imaginez  :

  • parler de naissance aux enfants en des termes positifs

  • leur exposer l’incroyable complexité du processus physiologique de la gestation et de la naissance

  • aborder avec eux les facteurs qui favorisent ces processus

  • Ouvrir une réflexion, et stimuler un échange entre eux, leurs parents, et les adultes de leur entourage;
  • partager notre émerveillement plutôt que des scénarios catastrophiques

  • leur faire connaître les différents acteurs en périnatalité

  • explorer différentes réalités et coutumes autour de la naissance

et bien plus…


MAIS…

À QUEL ÂGE LES ENFANTS SONT-ILS PRÊTS À RECEVOIR DES INFORMATIONS DÉTAILLÉES SUR LA CONCEPTION, LA GROSSESSE ET L’ACCOUCHEMENT ?

« Dans une démarche d’éducation à la sexualité, il importe de considérer l’âge, l’étape de développement et les références sociales et culturelles du jeune pour ainsi s’assurer de ne pas le précipiter dans des préoccupations qui ne lui appartiennent pas ou au contraire , de l’infantiliser d’avantage. »1

D’après les spécialistes, des parents et une équipe multidisciplinaire citée en fin de page, les enfants sont très tôt sensibles à leur corps et curieux d’en savoir plus sur leur venue au monde.

Voici les étapes caractéristiques du développement psychosexuel des jeunes de ce groupe d’âge2 :

5 ans

  • Prise de conscience et appréciation de son identité
  • sexuelle
  • Découverte des différentes parties de son corps
  • Curiosité particulière entourant les fonctions sexuelles

6-7 ans

  • Développement de son corps et découverte de
  • ses multiples fonctions
  • Curiosité à l’égard des fonctions sexuelles (conception,
  • grossesse et naissance, etc.)

8-11 ans

  • Différences physiques, affectives, psychologiques
  • et sociales associées au sexe féminin et au sexe
  • masculin
  • Premiers émois amoureux

Voici certains questionnements d’enfants qui nous éclairent sur la pertinence du sujet3 :

5-6 ans

  • Comment le bébé est-il entré dans le ventre de la
  • maman?
  • À quoi ça sert un pénis?
  • Pourquoi maman saigne?
  • Pourquoi je ne dois pas monter dans la voiture d’un
  • inconnu?

7-8 ans

  • Comment les cellules du papa et de la maman
  • peuvent-elles se rejoindre?
  • Qu’est-ce que ça veut dire « faire l’amour»?
  • Quand mes seins vont-ils pousser?
  • Est-ce que les enfants peuvent attraper le sida?
  • Pourquoi je n’ai pas de meilleur ami?

Il nous semble également important d’aborder cette question fascinante à un moment où les jeunes voient leur horizon s’élargir très rapidement. Animés d’une curiosité débordante, ils sont perméables à tout ce qui les entoure. Présenter une vision positive de l’accouchement, montrer la richesse de la complexité de la vie, stimuler la réflexion critique à ce moment précis nous semble primordial et peu fait.


EST-CE VRAIMENT LE RÔLE DE L’ÉCOLE OU DES ACTEURS DE LA COMMUNAUTÉ QUE CELUI D’INTRODUIRE CES NOTIONS ? NE DEVRAIENT-ON PAS LAISSER CETTE PLACE AUX PARENTS ?

L’école et la communauté, bien qu’ayant le mandat d’instruire, ont aussi celui de veiller au développement global de l’enfant. Hors, l’éducation à la sexualité fait partie intégrante de la construction de la personne ; «  (…) la sexualité est au cœur de l’identité sexuelle, de la relation à l’autre, de l’épanouissement et du bien-être d’une personne » 2 . Offrir un cadre informatif neutre, rassurer, démythifier sans sensationnalisme, répondre honnêtement et simplement aux questions peut bien se faire en milieu scolaire. Les parents, de leur côté, de par leurs attitudes, leurs comportements et les valeurs véhiculées à la maison, constituent la pierre d’assise de l’éducation sexuelle de leur enfant


CES ATELIERS CADRENT-ILS AVEC LES OBJECTIFS DES PROGRAMMES DE FORMATION DE L’ÉCOLE QUÉBÉCOISE ?

Sans doute, oui. Survol de réponse de cet atelier aux objectifs des différents programmes des premier et deuxième cycles au primaire :

Programme éthique et culture religieuse :

Répondant à la compétence en éthique, sur le thème « Les besoins des êtres humains et d’autres êtres vivants », en lien avec les éléments de contenu :

  •  Moi, un être vivant unique – Ma naissance et ma croissance
  •  Des besoins communs et différents – Les besoins des nouveaux-nés
  •  Des actions qui comblent des besoins
  • Les cycles de la vie : la naissance, la croissance, la maturité et la mort.

Programme de mathématique, des sciences et de la technologie :

Répondant à la compétence «  Explorer le monde de la science et de la technologie », qui est la seule compétence visée à ce niveau.

En exposant les mécanismes de la conception, de la grossesse et de l’accouchement, l’élève est amené à approfondir plusieurs connaissances anatomiques et physiologiques. Cela amène l’élève à rencontrer l’objectif visé qui est : « L’élève est capable de formuler des questions et de proposer des explications à divers phénomènes reliés à son environnement immédiat. »

Vous trouverez plus de liens vers les aspects du Programme de Formation de l’École Québécoise qui sont soutenus par ces ateliers en consultant la page Web www.ateliernaissance.com


L’IMPORTANCE DE L’ÉDUCATION À LA SEXUALITÉ À L’ÉCOLE EST-ELLE RECONNUE ?

La Politique de périnatalité 2008-2018 du Ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec en reconnaît l’importance en ces termes:

« L’éducation à la sexualité s’effectue, pour une bonne part, par l’intermédiaire de l’école, dans le contexte des interventions menées selon l’approche École en santé.(….) Elles permettent d’agir en amont sur les principaux facteurs individuels (dont l’estime de soi, la compétence sociale et les comportements en matière de sexualité) et environnementaux (environnement familial, scolaire et communautaire) qui ont un impact sur la réussite éducative, la santé et le bien-être des enfants et des adolescents. Ces actions permettent de prévenir divers problèmes observés chez les jeunes, dont les grossesses à l’adolescence. »


QUELS INTERVENANTS POURRAIENT BÉNÉFICIER DE LA TENUE DE CET ATELIER DANS LEURS MILIEUX ?

Il nous apparaît donc clair que cette série d’ateliers, en plus de rencontrer plusieurs objectifs du Programme de formation de l’école Québécoise et de s’inscrire en ligne directe avec les recommandations officielles du Ministère de la Santé et des Services Sociaux, répond avec pertinence aux interrogations liées au développement psychosexuel des enfants. Il est destiné à être un outil précieux pour soutenir :

  • les educateurs/trices à la petite enfance ( services de garde privés, CPE et milieux familiaux)
  • les équipes-écoles
  • les intervenants des Maisons de la Famille et des Centres de Ressources Périnatales
  • les groupes de parents

dans l’accompagnement des enfants, en plus d’être l’occasion de s’émerveiller encore devant le phénomène renversant de la naissance.

TOUTES LES INFORMATIONS ( contenu, déroulement, témoignages et photos ) AU www.ateliernaissance.com

 

* Des versions s’adressant aux élèves des écoles secondaires sont aussi projetées.


RÉFÉRENCES ET SOURCES:

1 Tiré de “ L’éducation sexuelle dans le cadre de la réfome de l’éducation » publié par le Ministère de l’Éducation en 2003. Il a été rédigé par une équipe multi-disciplinaire réunissant des sexologues, enseignants, médecins, philosophes, psychologues, avocats et différents intervenants en planification scolaire.

2 idem

4 Les programmes de formation de l’école Québécoise peuvent être lus et téléchargés sur : http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/programmeformation/index.asp?page=prescolaire

5 Politique de Périnatalité 2008-2018 : http://www.scf.gouv.qc.ca/fileadmin/publications/Politique_de_perinatalite_2008-2018.pdf

3 JOURS APRÈS L’ACCOUCHEMENT: BLUES ET ROCK&ROLL

 

 

30 mars 2006: Exténuée, bouleversée, le regard vers mon nouveau bébé.

30 mars 2006: Exténuée, bouleversée, le regard vers mon nouveau bébé.

« Repose-toi, surtout ! ». J’avais entendu, je n’ai pas écouté.

 

Vous auriez du me voir, 3 jours après la naissance de ma première fille : Des seins de béton douloureux qui me prenaient toute la tête, le corps encore chancelant, comme désaxé, une soif incroyable, un bébé neuf que j’aimais TELLEMENT que j’en sanglotais chaque fois que je la regardais. J’ignorais ce que j’allais en faire, de tout cet amour…et puis « est-ce que je vais arriver à la garder en vie, moi ? » Mon amoureux qui me regardait l’air de dire «  euh…. ».

Pas trop de visite. Non, je n’en voulais pas beaucoup. Pas trop d’aide non-plus ; « À deux on sera bien assez pour assurer, et de toute façon j’aime mieux être toute seule. J’ai besoin de me concentrer pour allaiter. » Déjà, à laver des couches en peine nuit ; « voyons, ça produit, cette petite machine-là ! » parce que moi, monsieur, je ne polluerai pas, et TELLEMENT toujours faim !! Ajoutez à ça très peu d’heures de sommeil en 3 jours à pas moyen de dormir avec près de moi cette merveille. Tout ce que je voulais, c’était la regarder, l’écouter, m’assurer que tout allait bien. «  C’est bizarre comme c’est bruyant, un bébé naissant qui dort-ronronne-respire-ronchonne-succionne… » M’en occuper. Mon bébé.

En puis j’étais excitée par ma nouvelle aventure, j’étais ENFIN une maman ! Il y avait aussi, beaucoup, mon accouchement qui tournait en boucle dans ma tête, surtout la nuit. Dès que je glissais dans un demi-sommeil. J’essayais d’analyser ce qui avait été la journée la plus intense, basculante, étourdissante, déroutante de ma vie. À quelle heure, combien de temps ? Qui a dit ? Qui est entré ? Placenta ? Accouchement qui s’était bien passé. Imaginez.

 

DÉLUGE :

Donc, 3 jours après mon premier accouchement, ma sage-femme vient me voir chez moi. Elle cogne doucement, entre, je vais vers elle (ouille, lourdeur au périnée…) Du bout du corridor, elle me dit :

«  Salut ! Comment ça va ? ».

Oups. Les valves qui ouvrent.

J’hésite, je dis : «  J’SUIS FATIGUÉE !!!! » et je pleure, je pleure, je pleure… 

« UNE CHANCE QUE TU ÉTAIS LÀ ! » et je pleure et je veux des câlins…          

«  MAIS ÇA VA BIEN »…. Et mon amoureux, qui me regarde, l’air de dire : « Euh… ».

 

30 mars 2006. Bizoux. On ne le voit pas mais les sanglots m'étouffaient !

30 mars 2006. Bizoux. On ne le voit pas mais les sanglots m’étouffaient !

Puis ma mère qui vient faire de la lessive (et un peu s’assurer que le petit monde va bien). On prend des photos de moi-maman qui embrasse mon bébé : « bouhouhou… je l’aime tellement … ». Elle se prépare à repartir. Et mon amoureux qui se prépare à aller….

QUOI ?

«  Je ne peux pas rester toute seule ( pleurniche-pleurniche)… reste avec moi… ».

Et mon amoureux qui me regarde l’air de dire : «  OUI. »

OUF.

 

 

Voilà , mon premier troisième jour de post-partum. Intense et normal. Rentrée à la maison depuis 24 heures déjà, avec mon amoureux, d’un accouchement sans complications et à la hauteur de mes désirs. Imaginez quand on sort seule, ou déçue, stressée ou choquée de l’expérience.

 

8 ans plus tard, 2 autres 3eme jours de post-partum plus tard, accompagnante à la naissance, j’aime sentir l’énergie tournoyante de ces jours d’adaptation, encore dans la naissance mais aussi un peu dans la « vraie » vie…À mon tour d’ouvrir la valve !

 

Après la lecture de ces souvenirs, vous comprenez l’importance que j’accorde au soutien aux relevailles. Et pourquoi j’en fait.

 

 

 

MAIS POURQUOI CE TOURBILLON, ET QUOI EN FAIRE ?

 

 

 

Ce qui se passe le troisième jour :

 

On s’adapte à notre nouveau rôle* :

C’est pour beaucoup de mères qui accouchent à l’hôpital, le premier jour à la maison avec bébé. Celles qui accouchent en Maison de Naissance réintègrent leur foyer plus tôt lorsque tout est normal, mais les mêmes processus se passent. On est dans le cœur du passage au devenir mère, ici. Tout se matérialise. Le bébé réel est là, avec ses besoins. Devant la fréquence et l’ampleur des adaptations nécessaires, beaucoup de sentiments contradictoires immergent ; besoin de repos ( plus facile qu’à l’hôpital), réponse parfois exigeante aux besoins fréquents du bébé, début de bilan de l’accouchement ( et selon le vécu, c’est gros !) , attachement intense, peur de ne pas arriver à répondre aux besoins de notre bébé adéquatement, anxiété, grande joie, envie de présenter le bébé aux proches, défis dans la mise en place de l’allaitement qui menacent parfois notre confiance, inquiétude pour notre bébé, envie de rester au lit collée avec bébé ( et papa !), fatigue intense, négociations et début d’organisation familiale, préoccupation de son propre corps ( périnée, hémorroïdes, engorgement aux seins, tranchées… on y reviendra.) Ce n’est pas rien !

*Si ces phénomènes sont souvent plus aïgus pour un premier bébé, ils sont aussi très présents lors des naissances subséquentes. On devient toujours mère « de ce bébé-là » pour la première fois…

 

La montée de lait et l’apprentissage de l’allaitement :

Suivant le déroulement de l’accouchement et des premières heures de vie du bébé, c’est entre le 3e et le 5e jour que le « lait » des premiers jours ( le colostrum) , précieux et tellement riche, se transforme en « vrai » lait. Comment ?

La grossesse est terminée -> oestrogènes + progestérone au plancher.

Le bébé tète souvent, est en contact peau-à-peau avec sa mère qui est calme et confiante -> oxytocine+ bêta-endorphine + prolactine au ciel, idéalement.

Ces changements hormonaux participent aux bouleversements émotifs de cette période, mais n’en sont pas les seuls responsables, comme on l’a vu plus tôt… ( Non, nous ne sommes pas des hystériques J )

Revenons à notre montée de lait ; Plus votre bébé aura tété souvent pendant ses premières 36 heuresde vie et plus il aura été en peau-à-peau avec vous, plus le lait « arrivera » tôt et abondant. La montée de lait dure généralement entre 24h et 48h. Elle est souvent très « prenante » pour les mères ; « arrivera-t-elle, quand, aurai-je assez de lait, est-ce normal ce que je sens, oh la la j’ai des seins de béton !! » Certaines femmes ne sentent pas beaucoup de changement (ce qui n’indique PAS une insuffisance de production !) d’autres ressentent chaleur et lourdeur dans les seins, d’autres auront à gérer de l’engorgement ou un bébé envahi par une vague de lait ! Et toutes les mères et tous les bébés ont besoin de temps pour apprendre leur propre relation/modèle/technique d’allaitement.

 

 

Le possible blues du 3 e jour :

 MONTÉE DE LAIT = MONTÉE DE LARMES !

De tout ce que l’on vient de voir découle souvent le fameux « blues » du post-partum, qui   dure en général quelques jours/semaines.* On pleure, on doute, on adore, on est impatiente, on bécote, on cherche, on est fière, on est irritable, on craint, on apprend… on grandit ! J’ai l’impulsion de croire qu’il est sain, ce blues …il est peut-être simplement l’expression d’un grand passage. Ne dit-on pas d’ailleurs qu’il est passager ? Il ne s’agit pas de le banaliser ; l ’entourage doit rester vigileant et supportant. Il doit reconnaître la grandeur de ce que vit la mère et lui permettre de l’exprimer. Ce blues, on ne veut pas qu’il s’installe et s’étire en dépression ou pire encore. Pour s’aider, s ’accorder le droit d’extérioriser ce qui nous préoccupe, raconter notre accouchement, se reposer, être tendre avec soi-même, pleurer, bien s’entourer, garder confiance… Tout ceci est normal, et passager.

*Dans nos sociétés, 80% des femmes vivraient un épisode de blues post-partum.

Source : http://www.groupelesrelevailles.qc.ca/la-depression-postpartum-au-dela-dune-simple-statistique/

 

 

 

 

 

 

VOICI CE QUE LA DOULA-VIEILLE TANTE RETIRE DE SES PROPRES 3EMES JOURS ET DE SON DÉBUT DE VÉCU D’ACCOMPAGNANTE…

 

Je vous renvoie la leçon, vous me voyez venir…parce que je l’ai traînée ma fatigue, différemment à chacune de mes 3 expériences ; plus vous vous accorderez de repos et de pause dès les premiers jours et pour le premier mois, plus vite la grande fatigue normale passera.

Il est important de prendre soin de cette fatigue pour faciliter la récupération, l’adaptation, l’allaitement, l’attachement, et mettre toutes les chances de son côté d’éviter la dépression post-partum.

Il est d’ailleurs d’usage de permettre une période de repos total dans plusieurs cultures…dans lesquelles on relève moins de dépressions post-partum qu’en Occident. Aperçu : http://www.babyzone.com/mom/postpartum-depression/postpartum-care_68591

 

Pourquoi ne pas profiter de ces jours où votre bébé est tout neuf, où il sent si bon, où il ne souhaite que dormir contre vous… ils ne reviendront pas ! Donnez-vous le temps de raconter sa naissance à votre bébé, laissez-le vous raconter son histoire, prenez le temps de sentir l’extrême douceur de ses petites fesses, ses mouvements SUR vous alors que vous les sentiez EN vous il y a peu de temps, de sentir son odeur unique que la mamammifère que vous êtes reconnaît… vous comprendrez plus vite ses besoins, vous vous rassurerez sur vos compétences, vous lui offrirez la sécurité dont il a tant besoin pour bien atterrir… que du bon !

 

 

TRUCS DE LA DOULA-VIEILLE TANTE EN PÉRIODE POST-PARTUM PRÉCOCE

( à imprimer, découper et afficher sur le frigo quelques semaines avant l’accouchement.   )

 

   ˚Gare au syndrôme de la super-woman!

˚ Ne s’occuper que de soi et d’allaiter ( le cas échéant) quand c’est possible. Faire que ce soit possible.

˚ Manger en allaitant, dormir quand bébé dort

˚Faire 2 siestes par jour minimum pendant les 2 premières semaines

˚Faire une sieste par jour minimum pendant les 2 semaines suivantes

˚Allaiter aussi couchée  ; cela permet de continuer à se reposer pendant que bébé se nourrit

˚Utiliser son porte-bébé, pour libérer les mains et pouvoir faire chauffer son repas…

˚ Ne pensez pas tout de suite à perdre les kilos accumulés pendant la grossesse. Nourrissez-vous      bien, et souvent.

˚Avoir demandé des repas maison riches en fer et protéines comme cadeau de naissance

˚ Des collations fréquentes, riches en vitamines, minéraux, protéines, vous soutiendront pendant ces jours intenses. Boire au-delà de votre soif de l’eau, des jus, des tisanes adaptées.

˚ Envoyer un message clair aux gens qui vous aiment et viennent vous visiter ; ce n’est pas le temps de leur servir un café ; rester dans votre chambre, en pyjama…ils sentiront votre besoin de repos.

˚Établir ses priorités ; accepter le désordre temporaire ; le ménage DOIT figurer en toute dernière place !

˚Avoir établi une liste des personnes pouvant apporter leur soutien pendant les premières semaines ; ne pas hésiter à demander, et à être claire dans vos demandes. Après tout, les gens qui sont à vos côtés sont bien là pour votre bien-être !

˚Ne pas hésiter à faire appel aux services offerts dans votre communauté ou par vos proches, pour des repas, des tâches ménagères, etc…

 

…SE RAPPELER QUE ÇA PASSE…

 

 

LES TRUCS DE LA DOULA-VIELLE TANTE POUR ESPACER LES VISITES

ET FAVORISER LE REPOS

(en fait ce sont des phrases entendues chez plusieurs futurs/nouveaux parents, elles ne sont pas de la doula vieille-tante 😉

 

« On va prendre la journée pour se reposer, mais si tu peux nous cuisiner quelque chose… »

« On vous attend, mais vous apportez le repas et vous faites la vaisselle ! »

« Les heures de visite sont : Lundi, mercredi & vendredi, de 15h à 18h ! »

« Nous sommes fermés pour 2 semaines. De retour bientôt ! »

« Nous vous inviterons dès que nous serons sur pied ; nous avons bien hâte de vous le présenter ! »

« On a déjà ma mère et la voisine qui viennent demain après-midi ; venez donc en même temps ! »

« Voilà mon bébé ; tu le prends pendant que je prends une douche ? »

 

…IDENTIFIER ET NOMMER SES BESOINS…

 

 

En clair, comme m’a dit ma sage-femme ce troisième jour suivant la naissance de ma première fille…

«  On dit toujours que la maternité c’est merveilleux ; mais on n’a jamais dit que c’était facile. »

 

 

Sources :

 

Isabelle Brabant, « Une naissance heureuse », Éditions Fides

Dre. Bernadette de Gasquet «  En pleine forme après bébé », Éditions Marabout

Ina May Gaskin, « Le Guide de l’allaitement naturel », Éditions Mama

Dr. Jack Newman, « L’importance du contact peau-à-peau » : http://www.breastfeedinginc.ca/content.php?pagename=doc-ISSC-fr

 

http://www.groupelesrelevailles.qc.ca/la-depression-postpartum-au-dela-dune-simple-statistique/

 

 

MOIS DES FEMMES À VAL-DAVID; SOIN REBOZO À PRIX D’AMIE

imagesCAT2H6G5Le Mois des Femmes chapeauté par le Collectif Féminin Sortie 76 bat son plein à Val-David ! Des activités ponctueront les prochaines semaines, qui amèneront sensibilisation, mobilisation et financement de groupes impliqués dans le mieux-être des femmes. Le Centre Pleine Lune est d’ailleurs à la programmation avec une Tente Rouge organisée pour le 16 mars prochain. De plus, c’est une belle collectivité de femmes conscientes et engagées qui se tisse de plus en plus serrée par ici.

 

MA PARTENAIRE-DOULA-REBOZOTE ET MOI SOMMES TRÈS HEUREUSES DE VOUS OFFRIR UN SOIN REBOZO À PRIX D’AMIES DURANT CE MOIS DE MARS.*

 

Dans ce contexte, quoi de mieux que de s’offrir ou d’offrir un soin rituel spécifiquement féminin pour célébrer le corps et l’esprit des femmes? Un soin qui ferme le passé, dépose le présent et ouvre à l’avenir dans un espace-temps qui est le nôtre, il me semble; lent, calme, silencieux. Laissez-vous envelopper, réassurer, réchauffer en 7 points par nos écharpes tissées.

 Voyez le déroulement du soin rebozo ici….

 

Pour qui ?  

Vous, les femmes, mères ou non, à la veille d’un important passage ou au sortir d’un tourbillon, après un accouchement, à la fin de « la famille », au sortir d’un deuil, en relâche, en pause d’allaitement, avant d’entreprendre un grand projet …Faites le point sur un passage, prenez simplement une pause ( ouiiiii !!), célébrez votre chemin…

Comment ?

Contactez-moi simplement en mentionnant cet article; le soin vous sera offert avec plein d’amour, avec une réduction de 75$ !

 

BON MOIS DES FEMMES, MERVEILLEUSES !

 

* Rabais applicable sur les soins Rebozo offerts à domicile dans un rayon de 15km autour de Val-David. Il est possible, pour celles habitant à l’extérieur du ce rayon,  de venir recevoir ce soin à Val-David.